Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : et si on écoutait les premiers concernés ?
- Aline Durieu
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
« Si tu avais l’occasion de parler directement aux décideurs politiques ou aux plateformes, qu’est-ce que tu leur demanderais de changer en priorité pour respecter à la fois ta liberté et ta sécurité ? »
Vous n’avez certainement pas loupé l’info : 🚫 l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France est en train de se mettre en place. Et depuis, le débat fait rage.
On entend partout :
Protection vs liberté vs agentivité
Responsabilité des plateformes
Importance d’éduquer plutôt que d’interdire
Application effective des régulations existantes (DSA)
Risques de contournement (marché noir de comptes, faux âges)
Démission politique
blablabla…
Un débat riche… mais incomplet
Dans cette michepopotte d’experts, d’avis d’adultes et de prises de position, une petite voix manque cruellement. Une voix qui devrait pourtant avoir toute sa place, puisqu’il s’agit de la première concernée, experte de ses propres usages.
👉 La voix des JEUNES ! 🧕
Celle des adolescents et adolescentes qui vivent ces espaces numériques au quotidien, qui y construisent des liens, une identité, une culture, des formes d’expression — et qui sont pourtant largement absents des décisions qui les concernent directement.
Et si on reconnaissait enfin leur expertise d’usage ?
Peut-être que, chez vous, en famille, ou dans les classes, cette question pourrait être posée.Non pas pour trancher un débat national à elle seule, mais pour permettre aux jeunes de se sentir inclus, même à toute petite échelle.
Car rassemblées, leurs propositions pourraient :
apporter de véritables enseignements
ouvrir d’autres pistes de réflexion
bousculer certaines idées reçues très ancrées chez les adultes
Comme celles qui consistent à penser que :
les jeunes ne savent pas réfléchir
les protéger, c’est forcément décider à leur place
la jeunesse est, par nature, vulnérable, influençable, manipulable
Une question simple… qui demande une vraie posture adulte
La question n’est pas simple. Et c’est précisément pour ça qu’elle est intéressante.
« Si tu avais l’occasion de parler directement aux décideurs politiques ou aux plateformes, qu’est-ce que tu leur demanderais de changer en priorité pour respecter à la fois ta liberté et ta sécurité ? »
Posée non pas pour convaincre mais pour comprendre, elle exige de la réflexion.Mais surtout, elle exige que l’adulte adopte une posture d’ouverture :
👉 Créer un espace sûr
👉 Suspendre le jugement
👉 Accepter d’être dérangé
👉 Reconnaître que leur parole est légitime, même quand elle bouscule
Donner une place, pas le pouvoir
Pour en rassurer certains : consulter les jeunes ne revient pas à leur donner le pouvoir, mais à leur donner une place. Une place dans le débat. Une place dans la réflexion. Une place dans la construction de réponses plus justes et plus réalistes.
🫶 Coucou les adultes de demain : votre avis compte.
Alors, on y va ?
Je repose la question :
« Si tu avais l’occasion de parler directement aux décideurs politiques ou aux plateformes, qu’est-ce que tu leur demanderais de changer en priorité pour respecter à la fois ta liberté et ta sécurité ? »
Si vous avez l’occasion de lancer ce débat - en famille, en classe, dans un collectif - n’hésitez pas à me faire vos retours.Je suis super preneuse de ce que les jeunes ont à dire.
Aline 🌵







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